Mardi 30 janvier 2007

Oui … Je peux parler autrement que par métaphores plus ou moins poétiques de son sexe ! Dire à quel point, je suis troublée lorsque, enfin libéré d’un boxer, il se dresse dans un seul but, celui de mon plaisir et le sien. Plaisir de le sucer, de le lécher, de l’avaler goulûment. Son goût sur ma langue quand il coule au gré de mes caresses, quand je me promène tendrement tout autour de ce gland si doux. Suivre ses veines le long de cette hampe qui m’obsède, la téter, l’aspirer.

Oui … J’ose dire que sa bouche est diabolique, qu’il en joue à m’en faire crever de vie … quand elle se fait sussions … quand sa langue m’envahit … quand ses doigts écartent doucement des lèvres devenues charnues à force de plaisir contenu et qu’il s’y engouffre du regard avant de me coller à lui, s’emparant de ma petite queue si bandée qu’elle rebondit entre ses dents, qu’il la grignote …alors, je rends les armes, je me vide dans sa bouche et mon corps n’est plus qu’arc électrique. 

Oui …J’ose écrire que mes paumes aiment se remplir de ses bourses à la peau si soyeuse, que mon visage aime s’enfouir dans sa toison à l’odeur de nuit. Que mon sexe n’écoute plus ma raison et ne rêve que d’être pénétré, raviné, ravagé par des orgasmes démultipliés par tout l’amour qu’il lui fait. Rien de moi ne lui est étranger ou interdit. Que je le domine et lui arrache ses entrailles dans un jaillissement qui inondera mon ventre. Qu’il me soumette à ses envies de bouche, de doigts ou de fesses.

Oui … Mes fesses, lieu de perdition infini et extatique. Qu’il décide de les faire siennes et je passe dans une autre dimension. Elles l’ont toujours si bien accueilli, si bien serré, massé de tous leurs muscles. M’empaler sur lui et voir dans ses yeux un éclair de surprise avant qu’un voile ne les recouvre, participer de mes doigts à notre folie orgasmique et dans un dernier gémissement rauque, l’inonder de mon eau.

Oui, j’avoue être femme-plaisir, femme-fontaine, femme-multiple. Sans doute suis-je plus encore mais cela lui appartient. Je suis Femme ... et quels que soient les mots pour le dire, c’est certainement le meilleur de moi que je puisse lui offrir.

 

Samedi 27 janvier 2007

… rentrer en toi ...

pour qu’à chaque seconde
monte du plus profond de tes entrailles
une jouissance infinie
et toujours inconnue ...


Mardi 23 janvier 2007

Il faut s’habituer. Un jour viendra, autant s’y préparer. Mais comme il est difficile d’abandonner en chemin et regarder filer comme le sable entre ses doigts, ces moments d’absolu. Ne plus attendre, se trouver tant de raisons … raisonnables … autant d’alibi, de prétexte ...

Il faut s’habituer. Reprendre le cours de sa vie d’avant. Avant que le cœur bondisse, avant que la chair exulte, avant que la tête monte aux étoiles. S’habituer aux vitres recouvertes de givre, aux rêves enfouis, à l’avenir obscurci, aux objets sans histoire …

Il faut s’habituer à oublier. Plier dans du papier de soie, les émois, les vagabondages des mots et  réinventer la musique. Ne plus la laisser coller aux souvenirs. Que les notes reprennent leur place sur la partition et que les murs cessent de murmurer l’espérance d’un concerto à quatre mains.

Il faut s’habituer à l’absence. Parce qu’elle viendra. C’est inéluctable, écrit à l’encre indélébile dans le Grand Livre.  Elle viendra parce que l’attente aura assassiné l’espoir d’un téléphone raccroché en plein cœur. Elle viendra parce qu’aucune volonté d’en découdre ne se sera opposé à elle. Parce que la raison prime, parce que les frimas auront recouvert l’esprit et éteint le soleil … parce qu’ils auront toujours le dessus … même sur la plus belle des histoires.

Il faut simplement s’habituer … à se désaimer …

Lundi 22 janvier 2007
Le réveil a sonné depuis un moment déjà mais je ne me résous pas à sortir de la chaleur du lit. Je me tourne doucement, reprenant mes repères dans la semi obscurité de la chambre. Mes yeux se posent sur cet homme qui dort à mes côtés et le contemplent avec tendresse. J’ai tellement prié pour jeter l’ancre dans le port de ses bras et aujourd’hui, il est là. Après tant de matins d’espoir, tant de soirs d’attente, tant d’heures à se crier l’amour à la figure et n’avoir à s’offrir en partage que les pixels d’un écran bleu dans d’interminables nuits blanches. Tant d’appels pour se dire tout ou pour ne rien se dire et puis se taire parce que ... ce que l’on ressent est devenu inexprimable.

Il est là et nage encore dans l’espace privilégié de ses rêves. Son visage au repos est éclairé d’un léger sourire. Un bras relevé au-dessus de sa tête et une main sur son torse, il s’offre à moi sans retenue, en toute confiance, dans une liberté retrouvée. En le voyant ainsi serein, je sais avec certitude que le jeu en valait la chandelle ... Je n’ai jamais aucune lassitude à caresser du bout des yeux le spectacle de ce corps qui m’émeut tant et dont je savoure chaque seconde le bonheur dont il jalonne mon chemin.

Certains matins, il se réveille avant moi et reste aussi de longues minutes à me contempler. Il me l’a dit, me l’a écrit. Nos mots. Ces centaines, ces milliers de phrases échangées et qui racontent notre histoire. Une si belle histoire. Mais quand a-t-elle commencé ? Quel destin a présidé à sa naissance ? Quelles fées se sont penchées sur son berceau ? Un long cheminement du temps. Un entrelacement de rencontres. Un chassé-croisé de vies. Cette histoire, choquante pour certains, belle pour d’autres ... J’aimerais essayer de vous la faire partager, vous faire rire ou pleurer, espérer, rêver. Toutes choses qui me sont chères dès que je pose mes doigts sur un clavier. Vous faire entrer dans mon univers. Vous faire valser aux étoiles. Je n’ai jamais eu d’autre but depuis que j’ai pris plume, quelle soit électronique, sergent-major ou d’oie.

Que puis-je vous dire de Lui ? Vous le raconter en musique peut-être ... A part écrire, c’est encore ce que je sais faire de mieux, jouer les images de ma vie sur des touches d’ivoire et d’ébène. Dans son regard, mes yeux plongent et mes doigts esquissent une valse, celle des salons aux tapis roulés, des pas glissés des danseurs dont la fermeté des mains cache l’émoi des pensées. Son absence prend la violence d’une Révolution et sa voix efface les pleurs du Prélude pour allumer l’incendie d’un Libera Me. Les caresses de sa bouche dessinent sur ma peau un Clair de lune et lorsque je sombre, entraînée par des Lunatics de nous seuls connus, son amour immense et sa tendresse infinie m’overdosent dans la paix de l’île Gilmourienne. Ma musique devient myriades d’étoiles, maelstrom de mes pensées fugaces qui, mises bout à bout, dessinent son corps, illuminent ses yeux et ouvrent grand les portes de nos jouissances arc-en-ciel.

Que vous dire de plus ? Il est Tout ... il est Tant ... parfois Trop ... jamais Assez ..
Samedi 20 janvier 2007
Réveil doux et lent ce matin. Ne pas ouvrir les yeux et profiter le plus longtemps possible de toi. Je te sens tellement présent, ta bouche posée sur ma nuque, tes mains caressant ma peau. Délicieuse sensation de ce plaisir si simple de se réveiller ensemble. Nos corps qui s’enchâssent si bien, mélangeant leur nuit, accordant leur partition, se fondent dans une étrange valse où se mêlent les images de nos jouissances partagées.

C’est comme une musique qui se joue. Je ne veux que penser à Toi dont j'ignorais tout hier. Existences parallèles et facétie du destin. Tu es là, emplissant mes yeux de sourires, mes journées de lumière et mes nuits de désir. Je me love dans cet espace que tu as marqué de ton empreinte. Mes mains entament ce voyage que tu connais si bien, celui de mes seins, les caressant, dressant leurs pointes dans un premier frisson. Mes pensées rejoignent le regard que tu me portes lorsque je me caresse, lorsque je voudrais te rendre fou de désir. Mes doigts glissent lentement, cajolant un ventre rond et soyeux, lente descente qui n’est plus innocente.

Je frôle un sexe humide d’attente et d’un doigt, je pénètre au creux de ma chair la plus tendre. C’est toi qui guide ma main, qui t’empare de ce bouton gorgé d’envie, qui le palpe, l’enduit de rosée. C’est toi qui joue, pince, cajole, masse. Soupirs. Ma respiration saccade. Je suis humide des senteurs dont tu aimerais te désaltérer. Je te rêve spectateur de cet amour solitaire et cette vision attise le feu, allant et venant, torturant, m’amenant lentement au paroxysme d’une jouissance que je libère sans retenue. Mon corps s'électrise, mes mains te cherchent et je t’offre comme un joyau, la cascade chaude et sucrée qui jaillit.

Les yeux fermés, je reste à l’abri de la couette. Je te souris, sentant ta bouche appuyer un baiser sur la mienne. Tu murmures quelques mots à mon oreille ... « je t’Aime » …


...

Aboli il y a 150 ans ? je n'en suis pas sûre. L'esclavage a pris des formes rampantes, bien plus insidieuses parce que légalisées. N'oubliez jamais que la haine prend parfois le visage d'un homme ordinaire qui prétendra n'avoir fait que son métier, n'avoir qu'obéi aux ordres mais qui aura lynché, torturé, assassiné ...


On peut avoir honte de son pays. Il suffit de dire qu'on est d'ailleurs. Mais que fait-on quand on a honte d'être humain ?


LIVRE D'OR 

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